3e pilier - la prévoyance vieillesse qui vous fait économiser des impôts

Le système de prévoyance à trois piliers de la Suisse est connu de presque tout le monde. Mais peu de gens savent ce qu'il recouvre exactement et quelle importance revêt en particulier le troisième pilier pour la vie après la retraite - ni que le pilier 3a permet déjà aujourd'hui d'économiser sensiblement des impôts.

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  • 3e pilier spécial : la prévoyance pour les salariés étrangers
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Le système de prévoyance à trois piliers de la Suisse

Les gens vivent de plus en plus longtemps, ce qui signifie aussi que beaucoup sont encore actifs à l'âge de la retraite. Croire qu'on a besoin de moins d'argent pour vivre à partir de la retraite que pendant la vie active est une grave erreur. C'est souvent exactement l'inverse - beaucoup de temps libre signifie aussi plus de dépenses. Le système de prévoyance à trois piliers de la Suisse fait partie des valeurs fondamentales du pays. Il garantit la sécurité sociale et la stabilité. Ce qui signifie à son tour la liberté - et qui ne voudrait pas être libre aussi dans la vieillesse ?

Le système de prévoyance suisse se compose de trois piliers : la prévoyance étatique, professionnelle et privée. Le premier pilier - l'AVS (assurance-vieillesse, survivants et invalidité) - assure l'existence. La prévoyance professionnelle (LPP) doit permettre de maintenir le niveau de vie habituel, le niveau de vie habituel étant une notion élastique et très individuelle. L'allongement de l'espérance de vie et la baisse des rendements sur les marchés financiers accroissent la pression sur la prévoyance vieillesse. Les prestations du deuxième pilier ne s'améliorent pas, au contraire. Les taux sont toujours plus bas. Il vaut donc la peine de regarder de près et de s'informer. Alors que les deux premiers « piliers » sont obligatoires, le troisième pilier est facultatif, mais pas moins important, bien au contraire. Ce que l'on oublie souvent également : le troisième pilier n'apporte pas seulement des avantages à partir de l'âge de la retraite. Il vous permet aussi d'économiser dès aujourd'hui jusqu'à CHF 2'500 d'impôts par an. Ces avantages fiscaux particuliers ne valent toutefois que pour la prévoyance liée 3a, ce qui ne veut pas dire que le pilier 3b n'a pas lui aussi ses avantages.


Prévoyance liée ou libre ?

En principe, toute personne domiciliée en Suisse peut opter pour un troisième pilier.
Les conditions et les avantages diffèrent toutefois fortement selon les cas. Nous distinguons entre
la prévoyance liée 3a et la prévoyance libre 3b :

Prévoyance liée 3a Prévoyance libre 3b
À qui s'adresse-t-elle ? Salariés et indépendants Toutes les personnes domiciliées en Suisse
Possibilités ? Compte de prévoyance
Dépôt de titres
Assurance-vie
Compte d'épargne
Fonds de placement
Assurance-vie
Disponibilité ? Au plus tôt 5 ans avant l'AVS,
au plus tard à 70 ans (hommes) ou 69 ans (femmes)
Librement choisie
Retrait anticipé ? Achat d'un logement en propriété
Invalidité
Activité indépendante
Départ à l'étranger
Aucune restriction
Aspects fiscaux ? Déductible du revenu imposable Aucune déduction possible
Désignation des héritiers ? Limitée au droit successoral légal Bénéficiaires librement désignés (réserve héréditaire toutefois intangible)

Retenons qu'une prévoyance liée 3a, à laquelle nous associons les avantages fiscaux, est réservée aux personnes exerçant une activité professionnelle. Les personnes actives sans caisse de pension ne peuvent en outre prévoir pour la prévoyance liée que jusqu'à 20 % de leur revenu ou au maximum CHF 33'840 (état 2020) par an.

Les personnes sans activité lucrative ainsi que les femmes ou hommes au foyer ne disposent que de la prévoyance libre 3b. Les avantages fiscaux disparaissent, mais la souplesse est plus grande. Épargner pour ses vieux jours n'est de toute façon jamais une mauvaise idée.


Nous vous aidons à décider !

Une décision ne doit pas être prise à la hâte, car il existe des différences fondamentales entre une variante bancaire et une variante d'assurance :

  • L'assurance vous impose la discipline, puisque vous vous engagez à verser un montant déterminé.
  • La solution bancaire vous donne en revanche plus de souplesse, puisque vous versez le montant que vous souhaitez verser.
  • L'assurance vous offre de nombreuses possibilités de vous couvrir contre des risques tels que le décès ou l'invalidité, ce que la banque ne peut pas proposer.

Les nombreuses formes de la
prévoyance liée 3a

Sur le marché, les possibilités sont presque illimitées.

Sur le marché, les possibilités sont presque illimitées. De nombreux prestataires - banques comme assureurs - rivalisent d'offres attrayantes promettant une troisième étape de vie insouciante.

Avant d'opter pour un produit, il vaut la peine de comparer les possibilités entre elles et de les adapter à vos souhaits et à vos objectifs. Il s'agit tout de même de votre avenir.

Vous pouvez opter pour une solution bancaire ou une solution d'assurance, ou pour les deux. Les possibilités sont presque illimitées.

La variante classique - l'épargne à intérêts auprès de la banque

Beaucoup de gens optent pour la variante classique - un compte de prévoyance auprès de la banque. L'argent épargné y porte intérêt comme sur un compte d'épargne ordinaire, souvent à un taux un peu meilleur que sur un compte d'épargne courant, ce que l'on appelle un taux préférentiel. Les banques peuvent adapter à tout moment et à leur appréciation le taux de leurs comptes 3a. 

Pour et contre

  • Souplesse
  • Sécurité
  • Taux d'intérêt souvent bas

Pour les plus audacieux - les placements en titres auprès de la banque

L'argent doit fructifier. Il vaut donc la peine de prendre de petits risques, pour autant que votre situation financière le permette. Avec des placements en titres auprès de la banque (actions, obligations), vous participez à l'évolution positive et négative des marchés boursiers, mais vous supportez aussi le risque d'éventuelles pertes de cours. Au passage : le risque peut en règle générale être adapté très simplement selon vos préférences individuelles.

Pour et contre

  • Souplesse
  • Perspective de rendement
  • Risque de pertes de cours

Il n'y a pas que la banque - l'épargne à intérêts auprès de l'assurance

À la conclusion de l'assurance, le taux d'intérêt est fixé pour toute la durée de la police et reste en règle générale identique jusqu'à son échéance. Le taux est certes garanti, mais très bas dans l'environnement de taux actuel. Auprès des assureurs, c'est surtout la seconde partie du rendement qui vaut la peine - la participation aux excédents. Vous participez au résultat des affaires d'assurance. En cas de faible sinistralité, les excédents augmentent et vous en profitez.

Pour et contre

  • En règle générale un meilleur taux qu'auprès de la banque
  • Participation au résultat des affaires d'assurance
  • Couverture possible de risques tels que le décès ou l'incapacité de gain
  • Manque de souplesse

Le mélange de risque et de sécurité - l'assurance liée à des fonds

Avec une assurance liée à des fonds, votre épargne 3a est investie en fonds dans une certaine proportion ou, si vous le souhaitez, intégralement. Selon le risque que vous voulez prendre, une part de votre argent est investie en actions. Plus la part d'actions est élevée, plus le gain de cours possible est important. Le risque existe ici aussi, comme auprès de la banque. Il existe toutefois des assureurs qui garantissent une somme que vous recevez à l'échéance de la police - quelle qu'ait été l'évolution des cours pendant la durée. Cette garantie n'est dans la plupart des cas pas particulièrement attrayante, mais - comparée au placement en titres auprès de la banque - elle est un brin plus sûre. Certains assureurs offrent la possibilité de réduire progressivement la part d'actions au fil des ans ou de sécuriser de temps à autre les gains. Les assureurs lancent sans cesse de nouveaux produits qui vous offrent de nombreuses possibilités différentes.

Pour et contre

  • Perspective de rendement
  • Le cas échéant, garantie d'une somme déterminée à l'échéance
  • Couverture possible de risques tels que le décès ou l'incapacité de gain
  • Risque de pertes de cours
  • Manque de souplesse

Pour ceux qui pensent particulièrement à long terme - la rente de vieillesse

Certains assureurs proposent un type particulier de rente. La rente de vieillesse complète les prestations mensuelles des premier et deuxième piliers - à partir du moment que vous déterminez. Cette rente permet par exemple de bien planifier une retraite anticipée. Vous recevez le montant convenu votre vie durant ou pendant une période déterminée. Vous pouvez soit effectuer un versement unique et en tirer les paiements mensuels, soit différer la rente de vieillesse et commencer à épargner dès votre jeune âge afin de profiter à la retraite de la prévoyance que vous avez constituée à titre privé.

Pour et contre

  • Rente garantie jusqu'au décès ou pendant une période fixée à l'avance
  • Couverture de risques tels que le décès ou l'incapacité de gain possible chez la plupart des prestataires
  • Manque de souplesse

Économiser des impôts très simplement
avec le pilier 3a

  • La prévoyance liée 3a est certes importante pour la retraite, mais on l'associe souvent avant tout aux économies d'impôt. Il est effectivement possible, en Suisse, d'économiser selon le canton de domicile jusqu'à CHF 2'500 d'impôts par an. Vos versements peuvent être intégralement déduits de l'impôt sur le revenu. Vous recevez chaque année une attestation du montant versé, que vous joignez à votre déclaration d'impôt. Vous pouvez verser (état 2021) au maximum CHF 6'883 par an dans votre prévoyance 3a et les faire valoir dans votre déclaration d'impôt.
  • À long terme, il est conseillé d'opter pour deux comptes ou polices de prévoyance 3a ou davantage. Ceux-ci pourront ensuite être clôturés de manière échelonnée, ce qui signifie que les versements tombent dans des périodes fiscales différentes. Pour des raisons fiscales, il est également conseillé de ne pas engager les versements 3a en même temps que le retrait de fonds du deuxième pilier.

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Banque ou assurance ?

Vous ne devriez pas vous poser cette question - et opter de préférence pour
les deux
. Il existe quelques points communs, mais aussi de nombreuses différences :

Points communs

  • Les mêmes prescriptions légales s'appliquent
  • Déduction fiscale possible d'un certain montant
  • Avec les produits liés à des fonds, vous avez des perspectives de rendement similaires auprès de la banque et de l'assurance

Possibilités de retrait limitées

  • Financement d'un logement en propriété à usage propre
  • Départ à l'étranger
  • Début d'une activité lucrative indépendante
  • Invalidité ou décès
  • Au plus tôt 5 ans avant d'atteindre l'âge de la rente AVS

Différences

Banque Assurance
Intérêts Plutôt bas En règle générale plutôt supérieurs à la moyenne
Souplesse Vous épargnez quand et autant que vous voulez (jusqu'au montant maximal fixé par la loi) Le montant convenu doit être versé
Couverture décès / incapacité de gain Impossible Possible
Coûts Aucun Frais de conclusion, de gestion et de risque amortis par les versements
Durée Aucun engagement envers la banque Durée contractuelle fixe

En Suisse, vous pouvez posséder autant de comptes 3a ou de polices d'assurance que vous le souhaitez ; seul le montant total que vous pouvez verser annuellement est plafonné à CHF 6'883 par an (état 2021).

En combinant un compte bancaire et une police d'assurance, vous pouvez profiter de tous les avantages. Vous bénéficiez ainsi d'une certaine souplesse quant aux versements réguliers tout en couvrant des risques importants.

Un grand avantage est certainement aussi l'échelonnement du versement lorsque vous possédez plusieurs comptes ou polices. Retirez-les simplement au cours de périodes fiscales différentes et profitez d'une économie d'impôt considérable.

Aussi variés que soient les souhaits, les situations de vie et les possibilités financières, aussi individuelle est la solution 3a qui vous convient. Informez-vous précisément, soyez réaliste et pensez à long terme.

Le grand avantage de l'assurance -
la couverture des risques

Il s'agit bien sûr d'abord de prévoir pour ses vieux jours. La plupart des personnes
domiciliées en Suisse ont aussi en tête les
économies d'impôt annuelles. Mais une autre raison pour laquelle les
solutions d'assurance 3a ont la cote, ce sont les avantages considérables
en matière de couverture des risques.

L'assurance décès

Un risque dont les gens n'aiment pas s'occuper, mais qui revêt une grande importance, c'est le décès. Pour un célibataire et/ou un locataire, ce risque n'est peut-être pas lié à des conséquences tragiques pour les survivants. Le coup est plus dur pour une femme vivant avec ses enfants dans une maison qui n'est pas encore payée. Lorsque le principal soutien de famille décède en laissant une hypothèque, il n'est souvent pas certain que la veuve puisse en supporter les coûts. Dans le pire des cas, cela peut signifier que la famille doit quitter la maison et que les enfants sont arrachés à leur environnement familier. Avec une assurance décès conclue par le conjoint avant son décès, ce souci-là disparaît au moins. Le montant de l'assurance décès peut par exemple être aligné sur la somme de l'hypothèque. Il existe aussi des assurances décès qui diminuent chaque année d'un certain montant et sont de ce fait meilleur marché. La couverture de ces risques entraîne naturellement des coûts, qui sont toutefois proportionnellement très bas et s'amortissent d'année en année.

L'assurance doit être vue comme une solution à long terme, car la part d'épargne ne se fait sentir dans la plupart des cas qu'après quelques années.

La libération du paiement des primes en cas
de maladie ou d'accident

Si vous êtes malade ou incapable de gain à la suite d'un accident sur une période prolongée, l'assureur prend en charge la prime à votre place jusqu'à votre rétablissement, dans le cas extrême jusqu'à l'échéance de la police. Vous pouvez décider vous-même à partir de quel moment, après la survenance de la maladie ou après l'accident, l'assureur doit assumer la prime - après 3 mois déjà ou seulement après 24. Plus l'assureur prend la prime en charge tôt, plus la prime d'assurance est élevée.

Le 3e pilier aussi pour les salariés étrangers ?

Les salariés soumis à l'impôt à la source titulaires d'une autorisation de séjour B peuvent eux aussi verser dans le pilier 3a. Jusqu'à l'obtention de l'autorisation d'établissement C, ils paient ce que l'on appelle l'impôt à la source. Cet impôt est déduit mensuellement du salaire par l'employeur et versé à l'administration fiscale compétente.

Les salariés étrangers peuvent déduire du revenu imposable leurs versements dans le troisième pilier lié, dans les limites des montants maximaux légaux. On parle à ce propos d'une correction ultérieure de l'impôt à la source déjà payé.

Celui-ci est recalculé par l'administration fiscale cantonale sur la base des déductions et la différence est intégralement remboursée. Le remboursement suppose le dépôt d'une demande écrite. Dans la plupart des cantons suisses, la demande doit être déposée au plus tard fin mars de l'année suivante. À défaut, elle pourrait être rejetée et l'impôt à la source payé en trop serait perdu. La base de la déductibilité fiscale est l'attestation de versement établie par la banque ou l'assureur. Vous la recevez chaque année automatiquement par la poste. Les administrations fiscales cantonales mettent à disposition sur leurs sites internet des modèles de demandes de remboursement.

Trucs et astuces

Combiner perspectives de rendement et sécurité

Celui qui opte pour la solution bancaire classique devra compter avec un taux d'intérêt très bas. L'assurance offre le plus souvent un taux un peu meilleur, qui n'a toutefois souvent pas d'incidence majeure. C'est pourquoi une solution liée à des fonds - que ce soit auprès d'une banque ou d'un assureur - est la variante la plus intéressante. Vous pouvez déterminer vous-même le risque de pertes de cours qui y est lié. En principe : plus il y a d'actions, plus le risque est grand. Si la sécurité passe donc pour vous au premier plan, vous devriez opter pour un produit comportant une faible part d'actions. Mais pour avoir une chance d'obtenir un rendement correct, les actions sont incontournables. Celui qui peut se le permettre financièrement et accepte le risque peut augmenter la part d'actions et a ainsi de bien meilleures chances d'obtenir un rendement intéressant. Il accepte en même temps de perdre beaucoup d'argent si les cours baissent. Tout dépend de vos besoins, de vos possibilités financières et de votre âge. Si vos moyens financiers sont très limités, un placement risqué n'est pas une bonne idée, sauf si vous êtes encore très jeune.

Optez pour un conseil indépendant

Le banquier voudra dans la plupart des cas vous vendre son produit bancaire, le conseiller en assurance son produit d'assurance. C'est pourquoi un conseil indépendant est de la plus haute importance. L'idéal est en principe une variante combinant banque et assurance. Selon les objectifs que vous poursuivez dans la vie, il est avantageux de fixer une part d'épargne plus élevée auprès de l'assureur. Si un logement en propriété figure par exemple sur votre liste de souhaits, vous profitez d'avantages fiscaux non négligeables et pouvez couvrir des risques importants tels que le décès ou l'incapacité de gain par l'assurance.

Choisir le 3b comme complément ou alternative

Celui qui souhaite épargner davantage que le montant maximal légal prévu pour la prévoyance 3a peut opter en plus pour une solution d'assurance 3b. Celle-ci est également appelée « prévoyance libre » - à juste titre. Vous êtes à bien des égards plus libre qu'avec la prévoyance liée, mais il existe aussi un inconvénient décisif.

Avantages :

  • Toute personne vivant en Suisse peut verser dans un pilier 3b
  • Libre utilisation de l'argent, aucune restriction
  • Libre désignation de la ou des personnes bénéficiaires
  • Moment du versement librement choisi
  • Aucun montant maximal annuel


Inconvénients :

  • Non déductible fiscalement


Le pilier 3b est particulièrement intéressant pour les personnes sans activité lucrative, car il rend possible l'épargne au moyen du troisième pilier, fût-ce avec des avantages fiscaux nettement moins intéressants. La prévoyance libre offre elle aussi certaines possibilités d'économiser des impôts : les assurances-vie à capital financées périodiquement ainsi que les primes uniques sont par exemple exonérées d'impôt, pour autant que certaines conditions soient remplies. Contrairement aux rentes de vieillesse versées à partir du capital du pilier 3a, imposées à 100 %, les rentes issues de la prévoyance libre 3b ne sont imposées qu'à 40 %.

Les femmes et hommes au foyer sans activité lucrative recourent souvent à la prévoyance libre, car c'est la seule possibilité de conclure un troisième pilier. Avec un pilier 3b, vous restez en outre indépendant, par exemple en cas de divorce.

Commencer jeune à épargner pour ses vieux jours

Oui, absolument ! Si vous commencez jeune à épargner pour le troisième pilier, de petits montants peuvent faire beaucoup. Planifier tôt est payant et vous pouvez vous réjouir d'une troisième étape de vie bien plus insouciante - même si elle est encore loin. Sur une durée de 15 à 20 ans, vous pouvez plutôt lorgner du côté des produits liés à des fonds comportant une part élevée d'actions. La longue durée réduit massivement le risque, car sur le long terme les actions sont rarement dans le rouge. La condition est bien sûr que vous épargniez régulièrement. L'assurance vous impose la discipline, puisqu'elle vous oblige à verser un certain montant.

Donnez une chance à l'assurance

Pour beaucoup de gens, le mot « assurance » est un gros mot. Ils y associent des agents entreprenants qui ne parlent que le jargon du métier et veulent écouler leurs produits. C'est compréhensible, d'autant que la plupart des agents travaillent à la commission. La prévoyance vieillesse porte sur beaucoup d'argent, que l'on ne veut pas confier à un institut auquel on n'accorde pas sa confiance. Les banques jouissent depuis toujours d'une grande considération auprès de la population. C'est pourquoi beaucoup de gens optent pour une solution 3a auprès d'une banque, ce qui est également une bonne décision. Passez outre la mauvaise image des assurances et combinez votre solution bancaire avec la solution d'assurance, car les avantages l'emportent. Ce que beaucoup ignorent par ailleurs : la sécurité auprès d'une assurance est souvent plus grande qu'auprès d'une banque, car l'Autorité de surveillance des marchés financiers (FINMA) prévoit, avec la loi sur la surveillance des assurances, des prescriptions plus strictes pour les assureurs. Les assureurs sont en outre le plus souvent réassurés et transfèrent ainsi les risques à un autre assureur. Dans votre décision, gardez simplement à l'esprit que les banques aussi peuvent faire faillite. Informez-vous de manière indépendante et prenez la décision qui vous convient.

Économiser des impôts lors de l'achat d'une maison

Celui qui apporte moins d'un tiers de fonds propres lors de l'achat d'une maison doit contracter une deuxième hypothèque. Celle-ci doit ensuite être remboursée dans les 15 ans, mais impérativement avant la retraite. Lors du remboursement de la deuxième hypothèque, il est possible d'amortir indirectement. Le preneur d'hypothèque verse alors l'annuité d'amortissement sur un compte ou une police de prévoyance. Cela permet de réduire l'impôt sur le revenu. La deuxième hypothèque reste cependant inchangée pendant toute la durée. On ne réduit donc pas sa dette, ce qui signifie : pas de diminution du taux d'avance et pas de réduction des intérêts hypothécaires. Il en découle des avantages décisifs : les déductions fiscales sont plus élevées, puisque la dette hypothécaire ne diminue pas. Grâce à cette sûreté supplémentaire (capital 3a), les clients obtiennent des conditions d'intérêt attrayantes malgré une hypothèque élevée. L'amortissement indirect vous donne une plus grande liberté financière. Vous versez dans votre pilier 3a, réduisez ainsi indirectement vos dettes hypothécaires et profitez d'avantages fiscaux. Les personnes disposant de moyens financiers limités devraient en particulier privilégier l'amortissement indirect. En fin de compte, c'est à vous de décider ce qui compte le plus pour vous : une hypothèque plus faible et des intérêts hypothécaires moindres avec l'amortissement direct, ou un capital de prévoyance croissant et des déductions fiscales plus élevées avec l'amortissement indirect.


Questions fréquentes

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Toutes les personnes domiciliées en Suisse disposant d'un revenu soumis à l'AVS peuvent investir dans le pilier 3a. Les personnes sans prévoyance professionnelle ne peuvent verser que 20 % du revenu de l'activité lucrative dans le pilier 3a.

Les salariés soumis à l'impôt à la source titulaires d'une autorisation de séjour B peuvent eux aussi verser dans le pilier 3a. Jusqu'à l'obtention de l'autorisation d'établissement C, ils paient ce que l'on appelle l'impôt à la source, que l'employeur déduit mensuellement du salaire et verse à l'administration fiscale compétente. Les salariés étrangers peuvent par conséquent déduire du revenu imposable leurs versements dans le troisième pilier lié, dans les limites des montants maximaux légaux.

Dès que l'on est soi-même assujetti à l'impôt, on peut verser pour la première fois dans le pilier 3a. En Suisse, on devient assujetti à l'impôt à 18 ans. Dès 18 ans, on peut verser dans le troisième pilier, à condition de réaliser un revenu d'activité lucrative soumis à l'AVS.

Non, vous ne devez pas imposer cette fortune. Elle ne doit pas figurer dans la déclaration d'impôt, car les rendements sont eux aussi exonérés.

Il n'existe aucune prescription quant au nombre de comptes ou de polices 3a que vous pouvez détenir. À partir d'un avoir de prévoyance de CHF 40'000, un deuxième compte 3a ou une police 3a devient intéressant. En règle générale, deux à trois comptes 3a ou polices au maximum constituent une bonne solution.

Dans le troisième pilier, le retrait de l'avoir de prévoyance est imposé. L'imposition est progressive : le taux d'imposition en pourcentage augmente donc avec le capital de prévoyance. Il vaut par conséquent la peine de répartir l'avoir de prévoyance sur plusieurs comptes et de le faire verser de manière échelonnée.

Si vous exercez une activité lucrative attestée au-delà de l'âge ordinaire de la retraite, vous pouvez poursuivre le pilier 3a pendant 5 ans au maximum. Durant cette période, vous pouvez également continuer à effectuer des versements.

Les deux premiers piliers (AVS et LPP) servent en principe à maintenir le niveau de vie habituel après la retraite.

Mais le « niveau de vie habituel » est une notion très individuelle. Les personnes disposant d'un revenu net mensuel de CHF 6'000 ou plus ne seront guère satisfaites d'une rente moyenne issue des deux premiers piliers. Il en va naturellement autrement pour une personne qui devait déjà se contenter de très peu avant la retraite. Quoi qu'il en soit, le troisième pilier contribue au maintien d'une certaine qualité de vie dans la troisième étape de l'existence.

Aujourd'hui, on a la soixantaine au moment de la retraite, mais on est souvent encore alerte et entreprenant. Ce fait, combiné à beaucoup de temps libre, fait grimper les dépenses. Si vous commencez à épargner suffisamment tôt pour votre prévoyance, un petit montant peut faire beaucoup.

En 2021, vous pouvez verser au maximum CHF 6'883 dans le pilier 3a. Si vous possédez plusieurs comptes ou polices 3a, ce montant vaut pour l'ensemble des comptes et polices.

Vous pouvez déduire intégralement du revenu le montant que vous versez chaque année dans votre pilier 3a. De plus, l'avoir et les rendements sont exonérés d'impôt jusqu'au versement. L'économie d'impôt varie selon le lieu de domicile et le revenu.

En principe, vous pouvez retirer l'argent du pilier 3a au plus tôt 5 ans avant d'atteindre l'âge de la retraite. La loi prévoit toutefois des exceptions permettant un versement anticipé :

  • Passage à l'activité indépendante
  • Financement d'un logement en propriété à usage propre
  • Remboursement d'une hypothèque
  • Départ à l'étranger
  • Invalidité ou décès

Si vous optez pour une solution d'assurance, vous avez la possibilité de vous assurer contre le décès et l'incapacité de gain. L'assurance décès est particulièrement importante si vous savez que vos survivants seraient confrontés à des difficultés financières sans votre revenu d'activité. Cela peut être le cas, par exemple, avec une hypothèque en cours sur un logement en propriété. Avec une assurance décès, vous faites en sorte que vos survivants puissent rester dans leur foyer s'il devait vous arriver quelque chose.

Si vous deveniez incapable de gain à la suite d'une maladie ou d'un accident, l'assureur prend en charge les primes à votre place à partir du moment convenu lors de la conclusion, si nécessaire jusqu'à l'échéance de l'assurance.

Ces risques ne peuvent pas être assurés auprès d'une banque.

En cas de décès, le montant épargné revient en règle générale au conjoint ou au partenaire enregistré. À défaut, les personnes suivantes sont bénéficiaires :

  • Les descendants directs ou les personnes soutenues de manière substantielle par le défunt
  • La personne qui a vécu sans interruption en communauté de vie avec le défunt durant les 5 dernières années jusqu'à son décès
  • La personne qui subvient à l'entretien d'enfants communs

Sont également bénéficiaires, dans un ordre ultérieur, les parents, frères et sœurs et autres héritiers du défunt.

Avec le pilier 3b, vous avez la possibilité de choisir librement le ou les bénéficiaires. Des personnes n'ayant aucun lien familial avec le défunt peuvent aussi être désignées. Seule la réserve héréditaire légale doit être respectée.


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